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La nécessité du pardon pour être plus heureux

Personne ne peut prétendre avoir traverser une vie entière sans avoir été blessé par un autre humain. Même si souvent ce n’est pas intentionnel, les émotions qui en découlent peuvent parfois nous faire beaucoup de mal. Que faire face à ce type de ressenti ? Comment réussir à passer outre et à continuer à aller de l’avant ?

En un mot : le pardon.

Je pense qu’il y a eu réalité deux types de pardon. Le premier (et sans doute le plus évident) est de pardonner à quelque qui nous a fait du mal. Le second est un peu plus subtil : se pardonner à soi-même. Lorsque nous réussissons à nous pardonner au lieu de nous juger nous-mêmes, c’est là que le véritable processus de guérison est enclenché.

Aujourd’hui, je vais vous donner deux exemples de ce que je pense être le pardon.

1er exemple de pardon

L’une est très personnelle. En fait, elle m’implique mon père et moi. Pendant des années, j’ai nourri un grand sentiment de ressentiment et beaucoup de colère autour de mon père. Forcément, cela me causait de la souffrance. À certains égards, il a émotionnellement abandonné la famille : il était très égoïste, indigne de son rôle… Bref, j’avais beaucoup de ressentiment.

En fait, sans mon esprit, je n’avais pas eu la chance de connaitre ce que à quoi je pensais qu’une structure familiale devait ressembler. Je le voyais donc comme le méchant, et moi-même comme une gentille victime supportant à contrecœur le poids de son insensibilité. J’avais l’impression que c’était à moi de fournir des efforts pour garder la famille soudée, et je vivais très mal le fait de ne pas me sentir remercier pour tous les efforts que je fournissais.

Beaucoup de gens disent qu’arrivé à un certain point, il faut accepter la situation et passer à autre chose. C’est ce que j’ai fait. Mais honnêtement, je portais toujours ce sac sur le dos, ce poids sur mes épaules, tout en avançant dans ma vie. Ce n’est que lorsque j’ai compris la chose suivante que j’ai enfin pu réellement avancer et j’ai trouvé ma liberté. En fait, il s’est avéré que je devais me pardonner pour être resté attaché à cette douleur perçue. Sans cette condition remplie, je ne pouvais pas la laisser derrière moi.

Vous aussi, vous avez déjà senti que vous faisiez deux pas en avant et un pas en arrière à chaque fois que vous essayiez d’avancer ? Et que vous ne pouviez pas comprendre pourquoi ?

Ce matin-là, j’ai posé ma main gauche sur mon cœur, et j’ai demandé un moyen de voir plus clairement, de comprendre pourquoi cette rage m’habitait, de me pardonner d’avoir encore ces sentiments, et de retrouver la liberté. En fait, c’était presque comme avoir une conversation avec mon père, alors mort depuis environ 7 ans. Dans mon esprit, ou plus précisément dans mon cœur, j’ai demandé: « Pourquoi étais-tu comme ça, pourquoi n’étais-tu pas là ? Pourquoi as-tu simplement supposé que je ramasserais les morceaux brisés ? »

J’ai entendu au fond de moi une réponse claire : il n’avait jamais voulu me blesser. Il faisait en fait de son mieux d’après ce qu’il savait à l’époque, qu’il réagissait aussi à son éducation et à son manque d’amour-propre. La défiance et le refus de toute conversation était ce à quoi il avait recours lorsqu’il ne se sentait pas bien dans sa peau. C’était sa façon de faire face, une sort défense, et la meilleure qu’il connaissait.

nécessité du pardon

2ème exemple de pardon

Je veux vous avertir que cette histoire, assez intense, et entièrement vraie. Aux États-Unis, il y a un joueur de football professionnel du nom de Jon Dorenbos qui a connu une carrière longue et pleine de gloire. Après sa vie de sportif, il s’est reconverti en tant que magicien, avec un certain succès vu les scènes prestigieuses sur lesquels il s’est produit. Avec ces quelques informations vous pourriez pensez que Jon connait une vie heureuses, rempli de gloire et de fortune, mais il n’en est rien. Alors qu’il n’avait que 152 ans, le père de Jon assassina sa mère et ses frères. À l’époque, cela avait d’ailleurs fais les gros titres des journaux. Beaucoup pourraient se demander comment est-il possible de se remettre de ce genre de tragédie.

C’est vrai, après tout, comment est-ce possible de se reconstruire ?

Après des années de thérapie, et s’étant tourné vers le sport et la magie comme moyens de transcender la douleur, il a découvert qu’il avait au final fait preuve de plus de pouvoirs qu’il n’en aurait été capable s’il n’avait pas connu une telle tragédie. Quel pouvoir me direz-vous ? En bien celui de réécrire sa propre histoire.

Selon ses propres mots,  » Si je peux me réconcilier et comprendre avec la raison pour laquelle il l’a fait, alors c’est tout ce qui compte.  » Nous allons parcourir les étapes du pardon plus tard, mais voici déjà l’une des plus importantes : la réécriture de votre histoire et de votre passé pour pouvoir y inclure la possibilité de pardonner. Des années plus tard, Jon a décidé de rencontrer son père en tête-à-tête.

Ce n’était pas dans le but de rencontrer celui qu’il considérait à juste titre comme un monstre mais plutôt pour gagner une sorte paix intérieure. Il a dit à son père:  » Je te pardonne d’avoir été perdu et d’avoir fait une erreur parce que j’ai ma part de responsabilité aussi. Je me sens coupable.  » En parlant avec son père, il a alors ajouté:  » Et tu sais quoi, je pourrai vivre avec ça. »

être heureux

Conclusion

Le pardon est un processus qui se déroule sans que nous y prêtions garde. Nous ne pouvons pas nous forcer à pardonner. Méfiez-vous des gens qui vous disent savoir pardonner et d’oublier simplement en le désirant… En effet, ce processus est long, très long. En fonction de la gravité de l’acte à pardonner, ce sont parfois des années qui sont nécessaires.

Quoi qu’il en soit : voici quelques conseils pour faciliter le pardon :

  • Travaillez à avoir une vie plus heureuses en général. Voici un site regroupant des porte-bonheurs qui pourrons vous donner plus de confiance en vous.
  • Conscientisez votre mal-être ou ce qui vous dérange et parlez-en à des personnes de confiance.
  • Puisque nous pardonnons avant tout pour nous libérer nous-même d’un poids, comprenez que l’oubli vous permettra de retrouver votre liberté et de vous sentir mieux.
  • Le but n’est pas de se réconcilier avec cette ou ces personnes, mais de percevoir leurs actes de manière moins personnelle. Voyez ceux qui vous font du mal comme de jeunes enfants essayant de marcher, de tomber, de se lever, de retomber, etc.
  • Sachez que vous ne contrôlez pas les actions des autres et ajustez vos attentes en conséquence. Ne vous attendez pas à ce que quelqu’un d’autre change du tout au tout.
  • Pardonnez-vous d’avoir ressenti du mal-être lors d’une situation difficile. Vous faites simplement de votre mieux. Parfois, nous naviguons tous en eaux troubles : la vie est compliquée.
  • Comprenez qu’il y a une différence entre la compassion personnelle (c’est un moment difficile) et l’apitoiement sur soi (je suis une victime dans ma vie.)

Le pardon est un voyage personnel, il peut se produire rapidement ou prendre des années, mais la bonne nouvelle est qu’il est toujours possible. Eh oui, vous pouvez bel et bien lâcher ces sentiments toxiques qui vous empoissonnent au quotidien. Ainsi, vous vous créerez plus d’espace pour la paix intérieure, la joie et l’amour véritable.

Quoi de plus important ?

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