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Le comptage, pilier du management de l’énergie

Le comptage des consommations d’énergie est incontournable pour optimiser la performance énergétique de l’entreprise.

Il y a une réelle prise de conscience des dirigeants d’entreprises sur la nécessité de réduire les impacts de leur activité sur le climat. Qu’il s’agisse d’une démarche citoyenne ou d’un souci d’image, c’est un grand pas en avant. Mais comment passer de la prise de conscience à l’action ? Une première mesure consiste à réduire ses consommations énergétiques.

Le bilan énergétique : étape numéro 1

La gestion des quantités d’énergie utilisées est un levier essentiel pour consommer mieux et moins sans entraver le développement de l’entreprise.

Pour bien gérer il faut repérer les utilisations les plus énergivores, c’est l’objet du bilan ou audit énergétique. Il s’agit d’un état des lieux des installations et des usages qui permet ensuite de définir en toute connaissance les actions à engager. La première de ces actions est de compter, de mesurer et de suivre l’énergie consommée.

Mais, pour bien gérer il faut compter et surveiller au bon endroit et avec les bons outils !

Le plan de comptage et le suivi des consommations d’énergie

Après avoir identifié les postes les plus énergivores, il faudra définir un plan de comptage c’est-à-dire choisir les équipements de mesure, les indicateurs et logiciels de suivi des consommations d’énergie pour une analyse fine.

L’intérêt des indicateurs est de montrer et de suivre les écarts entre les consommations constatées et les consommations idéales ou visées, ou les écarts avec la tendance si rien n’était fait.
Le nombre de points de relève des consommations et les indicateurs sont propres à chaque entreprise ; par exemple, énergie consommée par m2 pour le chauffage, kWh consommés par tonne de métal fondu, par point de soudure, etc.

Ainsi, le suivi des indicateurs permet de détecter les dérives et de réagir vite. Il offre aussi l’avantage de quantifier les gains générés par les actions d’amélioration mises en place.

Le comptage permet de sélectionner, de hiérarchiser les actions d’économies d’énergie à engager, en toute connaissance, pour améliorer la performance énergétique de l’entreprise. On pense bien sûr aux investissements mais il peut s’agir d’actions sur l’organisation.

Beaucoup de responsables sont convaincus de l’intérêt du comptage de l’énergie pour optimiser les consommations d’énergie, mais ne savent pas par où commencer. Pour eux il existe des formations. Et pour ceux qui n’ont pas de temps à consacrer à la définition et la mise en place d’un comptage énergétique il y a, sur le marché, des prestataires et consultants spécialisés ; leur expérience fait gagner un temps précieux et permet de bénéficier de retours d’expériences.

Pour aller plus loin dans le management de l’énergie

Pour les entreprises qui souhaitent s’engager dans un cercle vertueux dans la durée, la mise en place d’un système de management de l’énergie a fait ses preuves ; et la norme internationale ISO 50001, offre le cadre d’une démarche structurée.

Cette norme internationale apporte un double bénéfice à l’entreprise qui diminue sa facture énergétique et donc booste sa compétitivité tout en réduisant son empreinte carbone.

L’AFNOR, a constaté une baisse de 15% de la facture énergétique des entreprises certifiées ISO 50001 sur les 3 années suivant l’obtention du certificat, dans une enquête de 2019. Dans l’industrie, par exemple, une entreprise peut choisir de déployer la norme ISO 50001 sur tous ses sites ou sur l’usine (ou les usines) ayant la plus grosse consommation d’énergie.

Même pour une entreprise où les dépenses énergétiques ne représentent qu’une faible part des charges d’exploitation, toute réduction de la facture énergétique agit dans le bon sens sur le résultat comptable. Un autre avantage est la mobilisation des équipes autour d’un progrès fédérateur et vertueux et la complémentarité avec la norme ISO 14001 qui, elle, est centrée sur l’environnement.

La norme ISO 50001 existe depuis 2011 et est assez récente comparativement à la norme 9001 sur la qualité et à la norme ISO 14001. Ce qui explique qu’elle soit encore peu connue des entreprises. Il y a environ 6.700 sites certifiés ISO 50001 en France et 42.200 dans le monde. (Source : ISO SURVEY 2019)

Reste la question du financement de l’ISO 50001
Pour aider les entreprises à déployer un système de management de l’énergie selon la norme ISO 50001 il existe un programme national intitulé PRO-SMEn, qui attribue sur demande une prime allant jusqu’à 40.000 euros. Les entreprises de tous secteurs sont concernées. Cette prime, égale à 20% des dépenses énergétiques annuelles des sites certifiés ISO 50001, est particulièrement avantageuse pour les entreprises de taille moyenne.

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