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Devenir micro entrepreneur : les étapes à suivre

Depuis quelques années, les usages de consommation, les habitudes managériales et surtout les possibilités offertes par les outils numériques sont en constante évolution. Depuis l’avènement du smartphone notamment, nous n’agissons plus de la même manière pour communiquer ou pour acheter les biens dont nous avons besoin. Ceci a particulièrement impacté les besoins de l’économie, qui se devait de s’appuyer plus intensément sur l’initiative individuelle. C’est ainsi que devenir micro entrepreneur est désormais un objectif pour beaucoup de Français. Mais comment y parvenir ? Et quelles sont les choses à savoir pour créer sa micro entreprise dans les meilleures conditions ? Réponses.

Pourquoi devenir micro entrepreneur ?

Le principal objectif du régime de la micro entreprise est de faciliter les démarches et d’offrir la possibilité de lancer son entreprise à une majorité de Français. En seulement quelques clics, pour un coût très bas, n’importe qui ou presque peut créer son activité. En outre, les formalités de gestion sont elles aussi réduites au minimum. Ceci a permis de mettre à disposition d’une large part de la population un outil juridique simple, efficace et surtout parfaitement adapté aux besoins d’une économie globale et numérisée en perpétuel mouvement.

Devenir micro entrepreneur peut ainsi intéresser toutes sortes de profils. Beaucoup utilisent le statut pour par exemple tester une activité, avant éventuellement de faire évoluer leur statut si le succès est au rendez-vous. D’autres choisissent de lancer leur micro entreprise pour se créer un complément de revenu, souvent en parallèle d’un travail salarié. En outre, créer sa micro entreprise permet aussi de bénéficier d’un régime fiscal avantageux, mais aussi dans la plupart des cas d’une exonération de la TVA, tout en n’obligeant qu’à des contraintes comptables très limitées.

Quelles sont les prérequis à la création d’une micro entreprise ?

Toute personne physique française, majeur ou mineur émancipé, non placée sous tutelle ou curatelle et qui ne soit pas condamnée à une interdiction de gérer une entreprise peut devenir micro entrepreneur. Sachez tout de même qu’en tant qu’étranger, il sera aussi possible de créer sa micro entreprise, sous couvert de respecter certains conditions, par exemple la présentation d’une carte de séjour valide qui les autorise à exercer une activité non salariée sur le sol national. Enfin, grâce aux sociétés de domiciliation, même les ressortissants étrangers ne résidant pas en France peuvent parfois jouir du statut.

Un micro entrepreneur peut lancer toutes sortes d’activités, qu’elles soient de nature artisanales, commerciales ou libérales. Seules quelques activités spécifiques ne peuvent être exercées via ce statut, comme les professions agricoles, de santé ou juridiques entre autres. Il est évidemment nécessaire pour certaines professions réglementées de remplir des conditions annexes. Il faudra alors pouvoir présenter une autorisation, un diplôme ou justifier d’un niveau de qualification suffisant pour lancer sa micro entreprise dans le respect de la loi.

Comment créer sa micro entreprise ?

Pour devenir micro entrepreneur, il faudra d’abord réaliser les démarches en ligne indispensables. Sur le site dédié de l’URSSAF, mais aussi sur celui du CFE ou sur une plateforme juridique en ligne, vous pouvez imprimer ou remplir directement le formulaire P0. Ce sésame incontournable est décliné en différentes versions. Vous devrez choisir celle qui correspond à la nature de votre activité, artisanale, libérale ou commerciale. On vous demandera notamment d’y détailler votre identité, de choisir l’adresse de votre micro entreprise, d’indiquer la nature de votre activité ou encore de spécifier si votre conjoint participera à votre activité.

C’est également via ce formulaire que vous déciderez de payer vos cotisations sociales tous les mois ou tous les trimestres. Vous pourrez aussi opter ici pour le paiement libératoire de vos impôts ou préférer l’imposition classique. Les documents à fournir dépendent de la nature de votre activité. Pour les professions réglementées, il sera obligatoire de joindre les diplômes ou justificatifs d’expérience professionnelle, tandis que les commerçants devront ajouter une déclaration de non-condamnation sur l’honneur ainsi qu’un justificatif de domicile de moins de trois mois. On rappelle également que c’est pendant cette phase de remplissage du formulaire que vous choisissez l’intitulé de votre micro entreprise. Il peut donc être nécessaire de d’abord contacter un expert pour s’assurer de la disponibilité du nom d’entreprise choisi.

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Quelles démarches sont nécessaires pour conserver le statut de micro entrepreneur ?

Une fois les documents envoyés au CFE compétent, vous recevrez votre numéro de SIRET auto-entrepreneur, votre code APE, mais aussi divers documents de notification émanant des organismes fiscaux et sociaux. Vous vouliez devenir micro entrepreneur ? Et bien à partir de ce moment, c’est officiel ! Vous pouvez donc commencer à exercer votre activité et à facturer vos premiers clients.

Cependant, vos obligations, aussi minimes soient-elles, ne s’arrêtent pas là. Il convient notamment de déclarer votre chiffre d’affaires, tous les mois ou tous les trimestres en fonction du choix que vous aurez formulé lors du dépôt de votre dossier. Par ailleurs, on rappelle que pour conserver le statut de micro entrepreneur, il faudra aussi veiller à respecter certains plafonds. Ainsi, tous les autoentrepreneurs qui exercent une activité libérale ne devront pas dépasser 72 600 euros de chiffre d’affaires annuels s’ils veulent conserver le statut. Les commerçants eux voient leur plafond fixé à 176 200 euros. En outre, pour bénéficier de l’exonération de la TVA, le seuil est lui situé à 34 400 euros.

Quelles sont les aides disponibles pour lancer sa micro entreprise ?

Pour aider un maximum d’individus à devenir micro entrepreneur, l’État propose de multiples aides à la création d’entreprise. L’ACRE est un dispositif qui permet de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales pendant une durée de 12 mois. Ceci peut donner un vrai coup de pouce aux activités qui démarrent rapidement. Sachez aussi vous adapter, car créer sa micro entreprise trop tôt, lorsque vous n’êtes pas encore prêt et que vous ne générez pas de chiffre d’affaires, vous empêchera de profiter au mieux de cette aide essentielle.

Sachez également que le micro entrepreneur débutant peut aussi profiter de l’ARE, l’allocation d’aide au retour à l’emploi s’il sort d’une période de chômage. Ceci permet de compléter les revenus fluctuants inhérents à de nombreux démarrages d’activité. Informez-vous par ailleurs sur les aides locales et les subventions, car certaines régions offrent un vrai soutien à la création d’entreprise par le biais de nombreux dispositifs. Enfin, on vous conseille également de vous mettre en contact avec un conseiller juridique, notamment via une plateforme car leur coût est sensiblement moins élevé, pour trouver de nouvelles sources de financement auxquelles vous n’auriez pas pensé.

La création de la micro entreprise, le début d’une belle aventure entrepreneuriale ?

Comme vous pouvez le constater, devenir micro entrepreneur peut réellement constituer un tournant dans la vie d’un individu. En s’émancipant du salariat, on devient en effet acteur de sa propre vie, maître de son destin professionnel et surtout complètement concerné par son travail. C’est pourquoi toutes sortes de profils, chômeurs, étudiants ou autres, décident de se lancer dans l’aventure. Mais il est important de comprendre que créer sa micro entreprise ne s’improvise pas pour pleinement atteindre vos objectifs.

En effet, l’accessibilité et le nombre minimal de démarches ont tendance à faire croire que la micro entreprise est un chemin tout tracé vers la réussite. Il n’en est rien. D’abord parce que nombre de candidats ne sont pas familiers de l’univers entrepreneurial, mais aussi parce qu’ils font de mauvais choix initiaux qui se répercutent sur leur activité à plus ou moins long terme. C’est pourquoi se faire accompagner par un expert juridique est toujours un bon investissement !

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